MEMORISATION ET SOPHROLOGIE

January 10, 2017

 

1) Comment ça fonctionne ?

 

 

Pour qu’il y ait mémorisation, il faut que l’information, l’apprentissage, la découverte passe de la mémoire à court terme à celle à long terme. Il devient alors, souvenir. Celui-ci se consolide pendant le sommeil et est utilisable, par sa récupération, grâce aux neurones du lobe frontal.

 

Ce souvenir aura utilisé un circuit complexe : de l’hippocampe (lieu de la neurogénèse) au circuit de Papez (thalamus, amygdale : impliquée dans les souvenirs à forte charge émotionnelle, …) en passant par le lobe temporal, le cervelet et certaines voies sensorielles et motrices.

 

La mémorisation est un procédé qui n’est pas linéaire. En effet, pour être efficace, il fait des associations d’idées. Le cerveau reçoit l’information par les sens (images, sons, sensations, odorat) et il les relie à des expériences vécues (souvenirs, images, sons, pensées, phrases…) pour l’ancrer dans un premier temps dans notre mémoire à court terme.

 

 

 

2) Les entraves à une bonne mémorisation.

 

 

-      Stress

-      Fatigue

-      Mauvaise respiration

-      Croyances limitantes

-      Conditionnement affectif

-      Peur

-      Déconcentration

-      Pas de compréhension sur l’utilité de la tâche

-      Mauvaise connaissance de sa stratégie mentale

-      Mauvaise méthode d’apprentissage

-      Pas de plaisir dans l’accomplissement de la tâche

-      …

 

 

 

3) Ce qu’il faut pour mémoriser.

 

-      Découvrir quelle stratégie mentale nous utilisons (visuelle, auditive, verbale ou kinesthésique). Ensuite, il faut l’affiner, la développer.

 

-      Donner du sens à l’apprentissage : pourquoi je le fais ?

 

-      Organiser son travail : alterner entre apprentissages et moments de pause. Cela diminuera l’effort et activera le circuit de la récompense. L’apprentissage associé au souvenir positif créé une meilleure mémorisation.

 

-      Créer des associations d’idées : ce à quoi ça me fait penser.

 

-      Multiplier les sources : plus on se renseigne, plus on est capable de faire ressortir l’essentiel et de créer des liens entre les informations.

 

-      Faire des représentations mentales : évocations d’images pour s’approprier la découverte, le nouvel apprentissage. 

 

-      Pratiquer, créer une nouvelle habitude : mettre en pratique rapidement pour ancrer l’expérience corporellement, mentalement et émotionnellement. De plus, le cerveau ne retient que ce qui est répété (plasticité neuronale) pour maitriser l’expérience, l’apprentissage par la suite. Pratiquer peut aussi se faire en partageant, en expliquant à quelqu’un ce que l’on a compris.

 

-      Prendre du plaisir : créer des souvenirs positifs de l’apprentissage en révisant avec des amis par des jeux, des exercices ludiques.

 

-      Se détendre et apprendre à respirer : laisser la place pour la mémorisation.

 

-      Apprendre le soir ou à un niveau proche du sommeil : la nuit, le souvenir se créera et la mémorisation se fera toute seule (tiré des travaux du Dr. Géorgie Lozanov).

 

-      Toujours selon les travaux du Dr.Lozanov, l’hémisphère gauche et l’hémisphère droit peuvent travailler sur deux choses différentes au même moment. L’un réfléchie (gauche), l’autre mémorise (droit).

Ils ne traitent pas l’information de la même manière :

. Le gauche analyse l’information. Il est essentiel dans l’apprentissage mais a tendance à bloquer la mémorisation pour analyser encore.

. Le droit reçoit l’information et la transforme (5 sens, sensations, perceptions) et n’a aucune limite de mémorisation.

. Le cerveau gauche entre alors en « collision » avec le droit qui ne peut plus mémoriser.

Il prouve que pour éviter cette « collision » et donc continuer d’emmagasiner des informations, on peut faire travailler le cerveau gauche sur autre chose pour laisser le droit jouer son rôle. Ce procédé augmenterait alors notre capacité de mémorisation de 50% ! En comparaison, le travail sur les croyances seul l’augmenterait de 25 à 30%...ce qui est déjà considérable.

 

La sophrologie développe le cerveau droit et travail sur les croyances…

 

 

4) Lien avec la sophrologie.

 

 

Le but d’un accompagnement sophrologique est de rendre la personne autonome dans ses apprentissages.

 

Pour cela, nous travaillerons sur la capacité de détente (essentielle pour l’apprentissage), la respiration pour une bonne oxygénation du cerveau, la gestion des émotions (la peur, par exemple, engendre les erreurs), la gestion du stress, les croyances et conditionnements, la concentration et le principe de défocalisation mais aussi le plaisir et la motivation, les associations d’idées, l’imagination et la visualisation. Autant de thèmes important pour développer notre capacité à mémoriser plus rapidement, efficacement et durablement.

 

En sommes, la sophrologie aide à lever les freins psychologiques pour ne plus qu’il y ait d’entrave à l’apprentissage et la mémorisation.

 

La sophrologie a donc toute sa place pour optimiser notre potentiel de mémorisation car n’oublions pas que nous avons tous une « super mémoire ». A échelle humaine, elle est inépuisable !

 

 

 

 

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